Témoignage #NON
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Témoignage : « Ce roman peut venir vous chercher à un endroit improbable de vous. Car il est une proposition, un pari fou, insensé : voir l’amour au delà de l’horreur. »
#NON

« Je suis entrée dans le livre de Nicolas Fougerousse, « Celle qui écrivait des poèmes au sommet des montagnes », tranquillement, un peu comme on s’installe dans un fauteuil confortable, prête à passer un bon moment.

Je découvre donc l’histoire de ce couple, Marcus et Isabelle, puis Angelo, cet homme un peu mystérieux. Je reste confortablement installée sur la première moitié du roman.

Et tout à coup, au détour d’une page, d’une ligne même, le fauteuil confortable en moi se met à tanguer.

Je continue de lire, avec une sensation que je n’arrive pas à nommer, qui se transforme peu à peu en intuition sourde : quelque chose d’essentiel se joue pour moi, se joue de moi, dans la poursuite de cette lecture qui devient plus fébrile, avec un goût de fièvre et des teintes claires-obscures.

Le fauteuil à l’intérieur de moi tangue toujours, je m’y cramponne. Ma part intuitive SAIT qu’il y a une clé dans cette histoire qui n’est pas la mienne et pourtant… Sensation de familiarité, de similitude…

Je poursuis la lecture sur les mots de Nicolas qui parfois glissent ou se bousculent à d’autres endroits. Ils résonnent et se rapprochent inexorablement d’un essentiel.

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Le rythme des mots de Nicolas s’accélère au travers des dialogues de ses personnages. L’épilogue me cueille par surprise, sans bruit. En moi le silence se fait.

Je sens que la clé est là, à ma portée. La clé que Nicolas nous offre, à nous lecteurs. Une clé pour ouvrir une porte. Je referme le livre, consciente que le voyage n’est pas fini. Le fauteuil a cessé de tanguer.

Le voyage se poursuit plusieurs jours au dedans de moi. Je suis inconsciente en surface de ce qui se creuse. Je sens, cependant, que je suis entre deux rives.

Et un matin, à l’heure où la Conscience émerge à peine des rêves de la nuit, une fulgurance surgit, aussi saisissante qu’un éclair dans un ciel d’orage : l’épisode d’une violence extrême que j’ai vécu dans ma vie de femme est resté longtemps dépourvu de sens. Et teinté encore de tristesse et de colère.
Or, au matin de ce réveil fulgurant, je réalise que cet épisode m’avait amené, il y a quelques années, à consulter une thérapeute qui m’avait accompagnée sur un chemin de lien à tisser entre ce pan de vie si douloureux et une Expérience de Mort Immente ( EMI) vécue quand j’étais toute petite.

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J’avais alors dans ce processus thérapeutique tout revécu en conscience de cette EMI. J’avais pu replonger dans le flot d’amour inconditionnel que j’avais côtoyé quelques instants précieux dans cet espace si particulier de l’approche de la mort.

La voici donc, cette clé inouïe que le roman de Nicolas m’a apporté aujourd’hui pour ouvrir un repli enfoui de mon coeur : « la violence subie par la main d’un homme dans ma vie de femme m’a conduite à renouer, grâce aux méandres, aux rencontres de la Vie, avec l’amour inconditionnel . Les deux extrêmes se trouvaient réunis ! Et je n’en prenais conscience qu’à la sortie de la lecture du roman de Nicolas.

Et même si ce n’est que mon chemin dont je témoigne ici, je perçois que le roman de Nicolas ouvre une porte vers la guérison. La porte de la Paix. Une Paix profonde du Coeur, quand un événement traumatisant prend tout son Sens.
Ce roman peut venir vous chercher à un endroit improbable de vous. Car il est une proposition, un pari fou, insensé : voir l’amour au delà de l’horreur. Merci infiniment, Nicolas, car pour moi, le pari est gagné. »
Valérie

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